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Portes ouvertes à Cerisy-la-Salle : le patrimoine qui roule encore
Portes ouvertes à Cerisy-la-Salle : le patrimoine qui roule encore
Portes ouvertes à Cerisy-la-Salle : le patrimoine qui roule encore
21 septembre 2025 · 4 min de lecture
21 septembre 2025 · 4 min de lecture

Un hangar. Une moquette posée sur les taches d’huile. Quinze voitures qui ont plus de cent ans et qui démarrent encore. Les 20 et 21 septembre 2025, le Garage d’Albert a ouvert ses portes pour les Journées Européennes du Patrimoine.
Un hangar. Une moquette posée sur les taches d’huile. Quinze voitures qui ont plus de cent ans et qui démarrent encore. Les 20 et 21 septembre 2025, le Garage d’Albert a ouvert ses portes pour les Journées Européennes du Patrimoine.
Un hangar, pas une vitrine
Un hangar, pas une vitrine
Rien n’était mis en scène. Le lieu est resté ce qu’il est : un atelier de famille, en Normandie, où l’on répare plus qu’on n’expose. La moquette au sol ne cachait pas grand-chose, juste assez pour recevoir du monde sans salir les chaussures. Le reste, on l’a laissé tel quel. Le bois patiné, le laiton qui a pris une teinte, les sièges en cuir qui portent la mémoire de ceux qui s’y sont assis avant nous.
Rien n’était mis en scène. Le lieu est resté ce qu’il est : un atelier de famille, en Normandie, où l’on répare plus qu’on n’expose. La moquette au sol ne cachait pas grand-chose, juste assez pour recevoir du monde sans salir les chaussures. Le reste, on l’a laissé tel quel. Le bois patiné, le laiton qui a pris une teinte, les sièges en cuir qui portent la mémoire de ceux qui s’y sont assis avant nous.
Le bruit du passé
De temps en temps, à la demande d’un visiteur curieux, on a démarré un moteur. Pas pour le spectacle. Pour prouver que ça tourne encore. Le bruit d’un Léon Bollée ou d’un De Dion Bouton n’a rien d’un effet sonore reconstitué. C’est un savoir-faire français d’avant 1920 qui n’a pas pris une ride mécanique, même si le vernis, lui, a vécu.
De temps en temps, à la demande d’un visiteur curieux, on a démarré un moteur. Pas pour le spectacle. Pour prouver que ça tourne encore. Le bruit d’un Léon Bollée ou d’un De Dion Bouton n’a rien d’un effet sonore reconstitué. C’est un savoir-faire français d’avant 1920 qui n’a pas pris une ride mécanique, même si le vernis, lui, a vécu.
Six ans, une habitude qui reste rare
Six ans, une habitude qui reste rare
C’était la sixième année consécutive que nous participions à cet événement. Plus de 500 visiteurs sur le week-end, comme l’an passé. Des passionnés de mécanique ancienne, des familles, des curieux qui ne savaient pas qu’on pouvait croiser un siècle d’histoire à quelques kilomètres de chez eux. On leur a raconté l’histoire de chaque véhicule. On a répondu aux questions techniques. On n’a rien vendu. On a montré.
C’était la sixième année consécutive que nous participions à cet événement. Plus de 500 visiteurs sur le week-end, comme l’an passé. Des passionnés de mécanique ancienne, des familles, des curieux qui ne savaient pas qu’on pouvait croiser un siècle d’histoire à quelques kilomètres de chez eux. On leur a raconté l’histoire de chaque véhicule. On a répondu aux questions techniques. On n’a rien vendu. On a montré.
Ce que ça dit de notre métier
Ce que ça dit de notre métier
Ce garage vit aussi de la location de voitures anciennes pour le tournage cinéma, la publicité, les événements de prestige, en Normandie comme à Paris et en Île-de-France. Mais ces deux jours-là, il n’y avait pas de plateau, pas de caméra. Juste des voitures qu’on a laissées respirer, et des gens venus les regarder respirer. Le patrimoine ne se conserve pas sous verre. Il se fait tourner, de temps en temps, pour qu’on se souvienne qu’il fonctionne encore. Rendez-vous l’an prochain, à Cerisy-la-Salle.
Ce garage vit aussi de la location de voitures anciennes pour le tournage cinéma, la publicité, les événements de prestige, en Normandie comme à Paris et en Île-de-France. Mais ces deux jours-là, il n’y avait pas de plateau, pas de caméra. Juste des voitures qu’on a laissées respirer, et des gens venus les regarder respirer. Le patrimoine ne se conserve pas sous verre. Il se fait tourner, de temps en temps, pour qu’on se souvienne qu’il fonctionne encore. Rendez-vous l’an prochain, à Cerisy-la-Salle.